Ça prend tournure

> Mauvaise tournure

Quand on dit d’une chose ou de quelqu’un qu’il prend une mauvaise tournure, cela signifie que la chose est mal engagée, que la personne se compromet dans une dérive dont les conséquences peuvent être décevantes, fâcheuses, voire dramatiques. D’autres expressions vont dans le même sens, telles que « il file du mauvais coton », « il part en sucette », « il est mal barré », « il va droit dans le mur », « il débloque », etc. Dans cette optique, ce livre aborde, sur un ton plus ou moins humoristique et satirique, des sujets qui prennent ou qui ont déjà pris une mauvaise tournure, à travers une sélection d’articles publiés sur mon blog masselot.com.

À la manière d’une chronique, les thèmes abordés traitent de, pêle-mêle, la persécution du loup, la gastronomie contemporaine, la furieuse manie du grattage, la novlangue, l'impitoyable loi du hasard, l'Eurovision de la chanson, la croyance contrariée au Père Noël, la galère du pseudonyme, la condamnation de l’humour par les bien-pensants, les apocalypses à répétition, les dérives de la pensée par le langage soumis à la norme pudibonde du politiquement correct. En proie aux phénomènes de mode aliénants, soumis aux médias et à la télévision, comme le petit garçon sur la couverture, l’humanité marche d’un pas insouciant et aveugle vers son déclin, vers l’inévitable catastrophe.

Un second volet se veut résolument optimiste, comme pour compenser le goût amer laissé par la lecture de l’impitoyable réquisitoire. J’y parle entre autres de mes rencontres providentielles avec Georges Brassens, avec Dick Annegarn, avec Elton John ou encore avec l’écrivain François Bon lors des ateliers d’écriture au théâtre de Fos-sur-Mer.

Les articles écrits sur les blogs sont condamnés à demeurer virtuels, à n’apparaitre que sur des écrans, d’ordinateur, de portable, de tablette, le lecteur-internaute n’a pas d’autre choix que de fixer des pixels pour les lire. Ce n’est plus un problème à l’heure où internet s’est étendu jusque dans les endroits les plus reculés de la planète. Parallèlement, un nouveau support technologique est apparu : la liseuse numérique. À l’heure où les ebooks sont en plein essor, la grande majorité des lecteurs et des lectrices finissent tôt ou tard par adopter les liseuses, bien pratiques il faut le reconnaitre, pour leur faible encombrement, leur longue autonomie et leur capacité à embarquer des milliers de livres numérisés dans quelques centimètres cubes. Les écrans se substituent progressivement au papier, pour le plus grand bien des arbres. Que les inconditionnels du support papier se rassurent, jamais une liseuse ne remplacera un bon livre comme celui que vous avez entre les mains, avec des pages qu’on tourne et parfois la précieuse dédicace de son auteur sur la page de garde.

L’objectif de cet ouvrage obéit à une démarche peu fréquente dans l’édition : passer du numérique au papier, transposer dans un livre ce qui a été initialement prévu pour ne rester que virtuel, bien que les textes originaux soient en ligne.

Les articles

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Projets de couvertures

Entrepris il y a plusieurs années, abandonné puis retravaillé, ce livre a fait l’objet de nombreux remaniements, notamment à propos du titre et de la couverture, incertaine et sans cesse recommencée à la mesure de l’inspiration du moment. Découvrez une dizaine de couvertures qui auraient pu habiller l’ouvrage mais qui n’ont pas été retenues, un peu comme les scènes coupées d’un film qui, à terme, ne sont pas tout à fait perdues et sont intégrées dans le making-of.